Le départ est prévu à Lorient en mars 2015. Le voyage, d'une distance de 10 000 km, devrait durer 6 mois, avec un retour en septembre 2015. Le voilier sera aménagé pour naviguer à trois équipiers, qui se relaieront, sur des étapes d'un mois environ. Le skipper Adrien Marchandise participera à l'ensemble du voyage.


Le trajet a été choisi en fonction des défis que l'on souhaite relever. Présentant de longues traversées (Crête-Malte 900 Km), on pourra valider les capacités du voilier à naviguer au large. Les dimensions de la Méditerranée permettent un programme hauturier plus accessible que dans d'autres bassins océaniques. En particulier le choix de l'itinéraire a été conçu à partir d'une analyse des statistiques de vent selon les mois de navigation. Grâce aux effets locaux et régionaux qui sont mis à profit, on peut espérer avoir un vent favorable sur une grande partie du parcours.



Le climat estival ensoleillé de la Méditerranée nous donnera aussi une plus grande marge de manœuvre au niveau du défi énergétique. Disposant d'un panneau solaire à bord, on s'assure ainsi qu'en toutes éventualités le minimum d'énergie vital soit disponible à bord tous les jours. Le passage par le Canal du Midi au retour nous permettra de pousser encore plus loin le défi énergétique. Nous n'utiliserons que les éoliennes et le panneau solaire pour produire l'énergie dont le moteur électrique aura besoin, ainsi que l'énergie pour la vie à bord. Notre expérience des mois passés permettra d'optimiser encore mieux la gestion de l'énergie à bord. Le canal présente l'avantage de nous laisser une plus grande marge de manœuvre en cas d'erreurs : sans réel danger nous pourrons être plus audacieux.





Le nombre d'escales important vient de deux facteurs assez différents. D'une part nous voulons nous arrêter fréquemment dans les îles pour pêcher, recharger nos réserves de nourriture, que nous conserverons de manière traditionnelle (conserves, marinades, salaison, etc.). D'autre part les arrêts dans des villes viennent de notre envie de partager ce projet. Il ne s'agit pas de pousser l'autonomie à l’autarcie. Lors des arrêts au port nous ne rechargerons pas nos batteries avec l'électricité du port. En revanche nous souhaitons communiquer et échanger autour de ce projet. Ainsi nous cherchons des partenariats avec des écoles sur le chemin pour pouvoir parler avec les enfants, leur montrer ce qu'est une éolienne, ou comment fonctionne un habitat énergétiquement neutre. De même nous souhaitons établir un maximum de contacts avec les Fablabs sur le chemin. Ils présenteront pour nous l'intérêt d'ateliers de réparations, mais permettront aussi de venir échanger autour des objets open source que nous fabriquons. Cela contribuera peut-être à ce que les taquets, éoliennes et autres prototypes se développent sur les pourtours méditerranéens !

  • Marchandise Adrien
  • 01/01/2014