Navigation sur la Loire



Après les premiers bords sur l'Erdre, petite rivière calme Nantaise, il faut aller tester le canoë en condition réelles. On profite d'une sortie en canoë kayak sur la Loire organisée dans le cadre de notre formation en architecture navale. 20 Km en canoë, sur une Loire musclée ( courant de 5km/h), par temps plutôt beau. On se retrouve sur la très belle île Sorin, à l'Est d'Angers, composée d'une micro forêt et d'un grand banc de sable. On y campe tous ensembles avant de se préparer à l'épreuve du lendemain.

Vu le peu de vent annoncé, il faut apporter quelques modifications « in situ » au canoë. Celui-ci étant très instable, il oscille facilement sous l'effet du vent et le placement de l'équipier. J'installe donc un petit flotteur sur un bord, de manière à faire un « prao », une espèce de catamaran asymétrique. Il est fabriqué à partir d'un pain de polystirène et d'un bambou trouvé sur place. Ce petit flotteur viendra apporter beaucoup de confort pour la navigation, et permettra notamment de ramer lorsque cela est nécessaire.

C'est parti ! Le courant nous emmène rapidement vers l'aval. Les dérives souffrent à chaque remontée du fond, mais le système est costaud, et ne bronche pas ! Après une matinée « pétole » (terme marin pour « absence de vent totale ») le vent se lève après notre bivouac du midi à l'île Gemmes (en amont immédiat des ponts de Cé).

Responsive image

Le cadre est idyllique, et je me réjouis en avalant mon sandwich : dans ces conditions le bateau va montrer ses performances sous voile ! Et je ne suis pas déçu : le bateau se révèle sain, bien plus équilibré que lors de la première sortie ! Il ne fait qu'une bouchée des rapides sur le chemin, remonte bien au vent, est très maniable. Niveau performance je suis même surpris ! Dès que le vent monte un peu, il creuse l'écart avec les « rameurs » de notre expédition. L'ergonomie de navigation est nettement améliorée, mais il y a encore beaucoup à faire. Les taquets d'ancrage fabriqués par impression 3D qui permettent de tenir les drisses (cordages qui permettent de hisser les voiles en tête de mât) résistent très bien. On a hâte de l'équiper avec nos taquets coinceurs, ce qui améliorera la fluidité de navigation !

Nous arrivons à Bouchemaine, et après avoir testé le canoë en conditions « chaudes », je le fais tester aux autres. Olivier, Samuel et Léo confirment mes impressions, et le prennent en main rapidement. Sa légèreté lui permettent des accélérations fabuleuses ! Pour un dériveur à 200€, on est contents du résultat ! De nouvelles modifications sont prévues : rajouter de vrais flotteurs profilés, soit pour faire un trimaran (3 coques) soit pour faire un prao (2), avec quelques améliorations pour l'étanchéité des compartiments avant et arrière. Il promet d'autres tests en conditions réelles ! A suivre !

Responsive image

Responsive image
Responsive image

  • Marchandise Adrien
  • 18/06/2014

Première sortie du canoë





Il est temps d'aller sur l'eau pour valider le concept de canoë à voile, même si celui-ci n'est pas fini! C'est donc sans peinture, avec un safran non verni et un plan d'accastillage à revoir que nous allons tester le canoë. Adrien sera le testeur, et Olivier le suivra en kayak pour filmer et en cas de problème.

Après quelques réglages sur la position des dérives, les premiers bords sont concluants. Extrêmement fin, le canoë remonte très bien au vent. Il lui manque en revanche de la puissance au vent arrière. Le prix de cette finesse? Une grande instabilité! Le bateau demande une attention constante pour ne pas chavirer. Adrien fini quand même dans l'eau froide de l'Erdre.

Cette sortie est aussi l'occasion de tester sur l'eau nos taquets fabriqués par impression 3D. Les drisses (cables qui permettent de hisser les voiles) sont reprises sur des taquets d'ancrage au pied du mat. Les taquets ne présentent aucun problème, ils bloquent bien et ne bronchent pas lorsqu'on tire dessus!

Il faudra revoir les réserves de stabilité du bateau. Lors du chavirage, il prend beaucoup l'eau et est assez compliqué à remettre droit! Il faudra aussi revoir certains quipements. Le palan de grand voile est celui qui équipait le Daimio autrefois. Même s'il remplit son boulot, il fait un peu tache! En attente des taquets que nous allons imprimer il manque quelques-uns des éléments prévus pour le refit! A suivre.




  • Marchandise Adrien
  • 22/02/2014

Présentation


Une des plateformes rapides pour tester les petits objets, comme les taquets, est le proto-canoë. C'est en fait un des projets qui a conduit à la création de ce petit labo.

Il s'agit d'un re-fit d'une coque de canoë des années 80, d'un mât carbone de planche à voile des années 90, d'un gréement de kayak Jean Chauveau des années 60, et d'un foc de 420. Le canoë original (toile et bois) et son mât ayant pourri quand le grand père d'Adrien le lui lègue, il fallait en trouver de nouveaux.








Olivier apporte un mât, Adrien achète une vieille coque de canoë de course en fibre et verre à prix faible. L'idée est donc de venir fabriquer les taquets et l'accastillage qui l'équiperont, servant à la fois les intérêts propres au dériveur lui même, mais aussi à ceux du Lab-R.E.V.

La réparation est faite selon des procédés assez classiques (fibre de verre, résine polyester et contreplaqué), l'étanchéité refaite, et la faiblesse structurelle de la coque est reprise par de nouvelles pieces de structure (élongis et des couples). On obtient un dériveur de moins de 40Kg, pour 250 euros, un peu d'huile de coude et 2 Kg de résine.

Les premiers taquets fonctionnels seront fabriqués courant janvier, suivez la première proto-nav' d'ici février!


  • Marchandise Adrien
  • 03/12/2013